PRIMO-ACCEDANT : BENEFICIER D’UN PRET A TAUX ZERO

PRIMO-ACCEDANT : BENEFICIER D’UN PRET A TAUX ZERO

S’il reste un signe d’accomplissement ultime, l’accès à la propriété semble trop souvent être un eldorado inaccessible pour les ménages, particulièrement les plus jeunes d’entre eux. La preuve, l’accès à la propriété des jeunes ménages modestes à carrément été divisé par deux en l’espace de quarante ans. Pourtant, il existe aujourd’hui certains avantages dont peuvent bénéficier ceux que l’on appelle aujourd’hui les « primo-accédant ». Precom fait le point.

Contrairement aux propriétaires, qui peuvent utiliser l’apport lié à la revente de leur bien précédent, l’accès à la propriété peut sembler inaccessible à ceux qui l’envisagent pour la première fois. Apport trop faible, peur de s’endetter ou, pire, de se voir refuser un crédit par son établissement bancaire : pour permettre aux jeunes ménages, ou tout simplement à ceux qui n’ont encore jamais été propriétaires, d’envisager l’achat d’un premier bien, l’Etat imagine dès 1995 un moyen d’aider les Français à accéder à la propriété. Et créé le prêt à taux zéro.

Qu’est ce le que prêt à taux zéro ?

Aussi surnommé PTZ, il s’agit d’un prêt aidé par l’Etat destiné exclusivement aux primo-accédant. Les ménages qui souhaitent le contracter ne doivent pas avoir été propriétaires dans les deux années qui précédent la demande. Comme son nom l’indique il s’agit d’un prêt sans intérêt prévu pour une durée de 20, 22 ou 25 ans. Ce prêt aidé est bien entendu accordé selon des conditions de ressources. Conditions qui ont, d’ailleurs, été assouplies depuis le 1er janvier 2016.

Contrairement aux prêts immobiliers « classiques », ce prêt ne vous permettra pas d’acquérir tout types de bien. Il concerne les logements neufs (ou assimilés-neuf) ou les logements anciens dont les travaux sont importants et qui sont, de fait, assimilables à un bien neuf, ou encore un local à transformer.

 

Ce prêt peut couvrir jusqu’à 40% de l’achat du bien, selon la région dans laquelle il se trouve (contre 18 à 26% avant la réforme du 1er janvier dernier). Ainsi, le PTZ devra être nécessaire complété par un ou plusieurs prêts immobiliers classique, voire un apport personnel.

Une fois le bien acquis, les conditions du PTZ prévoient que les primo-accédant doivent occuper le logement pendant 6 mois avant de le mettre en location. Une condition qui, elle aussi, a été assouplie récemment puisque auparavant, les biens immobiliers acquis dans le cadre du PTZ ne pouvaient être mis en location.

Pour calculer le montant du prêt et les conditions de remboursement auxquelles vous pouvez prétendre, vous pouvez utiliser le simulateur prévu par le ministère du Logement.